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06/01/2016

Qui est choqué par les seins de la petite sirène ? (ou par l'anti-libéralisme de l'encyclique ?)

 pape françois

         Certains ressemblent au monde actuel plus qu'ils ne croient : 


 

 

La logique du postmoderne est d'hystériser le subjectif : nier les réalités qui déplaisent à notre ego, effacer ce qui contredit l'idée que chacun se fait de soi.

Facebook bloque la photo de la petite sirène de Copenhague, car « certains publics* parmi notre communauté mondiale » peuvent être « heurtés » par ce type de « contenu ».

Des étudiants américains portent plainte contre les enseignements dont les « contenus » les « heurtent ».

Des intellectuels catholiques se lancent dans des arguties pour se dérober à certains « contenus » du magistère de François : en théorie par scrupule ecclésiologique, mais en fait parce que ces contenus « heurtent » leurs opinions séculières... Ce qui revient (disons-le) à mettre l'ecclésiologie au service d'un camp ou d'un milieu, posture peu légitime. Et c'est une posture de théoriciens.

Le mot « théoriciens » ne désigne évidemment pas les théologiens en général. Il désigne ceux qui détourneraient des concepts théologiques (et ecclésiologiques) afin d'y dissoudre les réalités* : démarche étrangère à  la théologie catholique, qui n'esquive pas les données concrètes.

Dans le cas qui nous occupe, il s'agit d'échapper aux implications concrètes de la doctrine sociale de l'Eglise (DSE) : et surtout à celles de l'encyclique Laudato Si' en ce qui concerne l'économie. Il s'agit aussi d'entraver la pleine réception de cette encyclique par les laïcs, et leur prise de conscience grandissante de la nocivité du libéralisme.

Pour ce faire, on bâtit de savants échafaudages. Ils visent à démontrer que le pape a tort de nous entraîner sur la voie des applications concrètes de la doctrine sociale : primo, parce que ce concret-là « nuirait à l'unité du corps ecclésial et, partant, réduirait son rayonnement apostolique » (sic) ; secundo, parce que certaines choses concrètes ne concerneraient « pas directement » l'Eglise ; tertio, parce que ces choses-là seraient du domaine des « questions techniques » : lesquelles sont, comme chacun sait, matière neutre donc « ouverte au débat »... (« dans le respect de l'autonomie du temporel », etc).

Ce raisonnement vise à tromper sous une apparence de vérité. Je l'ai entendu en décembre, professé par un personnage respecté mais que le conseil de Laudato Si' pour une « décroissance des pays riches » plongeait dans une sorte d'angoisse métaphysique. Pour les théoriciens comme lui, l'économie et ses conséquences (sociales, environnementales) semblent échapper au jugement moral. Comme si le débat n'avait pas d'enjeux, ils renvoient dos à dos les partisans et les adversaires du productivisme industriel et de la dérégulation financière... Cette fausse symétrie dissimule un préjugé en faveur des uns et en défaveur des autres, séquelle d'une aristérophobie** ancienne.

Même chose à propos des questions concrètes de l'écologie : le changement climatique, le transgénique, etc...

Nos théoriciens ne se soucient pas des désastres engendrés par ces problèmes ; ce qu'ils veulent, c'est que la DSE n'ait pas de mains afin de les garder propres. Ils évacuent les problèmes économiques et écologiques du champ de l'analyse morale, en les réduisant au rang de questions « techniques » donc (paraît-il) « neutres » : c'est-à-dire impossibles à évaluer, non seulement sur le plan éthique mais sur le plan pratique.

Le malheur pour eux est que le pape, dans Laudato Si' notamment, a montré qu'aujourd'hui « la technique n'est pas neutre ». Assujettie à un certain système économique et financier, elle se fait engrenage de conditionnement de la vie quotidienne  ; conditionnement et engrenage que l'Eglise met en cause, depuis longtemps et avec une force inédite depuis presque trois ans.

Nos théoriciens font partie de l'Eglise. Voudraient-ils l'empêcher de mettre concrètement en cause ce qu'elle réprouve moralement au nom du Christ ?

Ils s'en défendent. Néanmoins ils le font.

Ce double langage devrait les gêner. Sans doute les gêne-t-il, d'ailleurs : gens intelligents et cultivés (quoique d'une culture abstraite), rompus à l'art du raisonnement, ils doivent souffrir de façon subliminale quand le mécanisme de leurs préférences les mène à raisonner de travers.

Prenons un exemple. L'un d'eux, venant de jeter la suspicion sur le passage de Laudato Si' à propos de la décroissance, entend un auditeur lui demander : « Et lorsque Paul VI intervient sur la contraception chimique, n'est-ce pas, là aussi, un domaine qui ne concerne pas directement l'Eglise ? » Pris de court, le professeur répond : « Ah non, là c'était du domaine moral ! » Comme si les ravages humains et environnementaux du système économique n'étaient pas, eux aussi, du domaine moral... Comme si la DSE ne concernait pas toutes les répercussions concrètes des structures de péché... Comme si l'artifice de la « croissance » illimitée, dénoncé dès 1956 par Pie XII***, n'avait pas autant de conséquences humaines que l'artificialisation du vivant dénoncée par Paul VI...

Après ce débat, le théoricien a sans doute réalisé que sa réponse était en porte-à-faux. D'autant que ses propos précédents avaient décrit la DSE dans son développement historique, dont le magistère de François n'est qu'une étape supplémentaire !

Ce porte-à-faux est celui d'intellectuels catholiques français qui refusent de choisir entre leurs opinions et le magistère, lorsqu'il y a discordance entre celles-ci et celui-là. Ils entreprennent de stériliser la DSE en jetant la suspicion sur ses application concrètes (sauf dans le seul domaine de la bioéthique) ; pour ce faire, ils renvoient le ballon dans le domaine des « techniciens » (le club des économistes catholiques français acquis au modèle dominant), lesquels confisquent le ballon en déclarant que ce modèle est indépassable ; et le tour est joué.

C'est du moins ce qui se passerait si les théoriciens étaient seuls aux commandes, et si les économistes catholiques représentaient autre chose que Sciences Po et Dauphine. Dans la réalité, un mouvement d'idées considérable se déploie parmi les catholiques français ! On l'a mesuré tout au long de l'année 2015, à travers des événements comme les Assises de l'écologie chrétienne et les débats qui commencent à foisonner dans les paroisses. Ce mouvement ne s'arrêtera pas : se multiplient les témoignages, souvent émouvants, de catholiques que rien ne disposait à la pensée critique en économie-écologie... mais que la parole du pape a éveillés et mis en marche.

                                                                                           PP.

 

PS 1 – Autre exemple de démonstration abstraite mais sans prise sur le réel et renvoyant les catholiques au passé. En août dernier lors de l'une des journées de la Sainte-Baume, majestueuse conférence d'un religieux : en pure théorie et de A à Z, il expose pourquoi l'agnosticisme est une attitude intenable... (Le monde agnostique passerait un mauvais quart d'heure s'il était présent ; mais il est absent, ce qui ajoute à ses torts). Ce cours magistral ne tient aucun compte de la psychologie des gens, tourne le dos à la pastorale du pape, et relève de l'anachronisme stupéfiant : on dirait un épisode de la « reconquête intellectuelle » des néo-scolastiques de la Belle Epoque, qui fut un échec et faisait déjà rire Bernanos****. Une offensive se développe aujourd'hui chez les catholiques français : au nom de la formation des esprits, pousser les jeunes dans la voie de garage de la théorie pure  - le plus loin possible des gênantes réalités.

 

PS 2 – Quand un non-croyant constate (par hasard) que des croyants biaisent le magistère de François, il s'étonne : « Vous avez un homme pareil mais tous ne s'en réjouissent pas ? » C'est que le purisme l'emporte chez certains d'entre nous : ils refusent que le pape veuille « une Eglise qui prenne le risque d'avancer ». Eux préféreraient une Eglise ne prenant aucun risque : un « temple des définitions » comme disait Maurras, autre théoricien.

 

PS 3 – Il faut s'élever jusqu'à l'indifférence envers les sources, disait saint Thomas d'Aquin : le vrai est le vrai, d'où qu'il vienne. Le bien est le bien, d'où qu'il vienne. Mais pour voir cela, il faut n'être pas aveuglé de partisanerie. C'est le cas de ceux qui conçoivent la démarche intellectuelle catholique à la façon d'une séance du dictionnaire à l'Académie française mâtinée de tribunal de chasse aux sorcières. Exemple de cette chasse : continuer en 2016 à répéter en boucle les slogans catho-catho de 1986 contre une écologie forcément « deep », « antispéciste » et « païenne adoratrice de Gaïa »... Comme si on ne leur avait pas cent fois expliqué : 1. que la « deep ecology » existe très peu ; 2. que l'antispécisme est une secte d'illuminés étrangers à l'écologie ; 3. que l'hypothèse Gaïa (du Pr Lovelock) est une  modélisation scientifique du fonctionnement de la biosphère terrestre, et non un culte néo-païen... Mais ces religieux tiennent à leur chasse aux sorcières imaginaires. Ils n'ont jamais rencontré d'écologistes. Ils ne veulent pas savoir que l'Eglise en rencontre (et travaille avec eux). Ils n'ont même pas le souci de s'informer sur les problèmes de l'environnement et leurs causes... S'ils l'avaient fait, ils n'en seraient plus à ressasser les slogans d'il y a trente ans ; ils sauraient que des gens aussi radicaux que ceux de la revue L'Ecologiste ou du groupe Pièces et main d'oeuvre ont une anthropologie proche de celle de l'Eglise, et mènent un combat quasi-similaire dans le domaine de la bioéthique !

Comment peut-on être un intellectuel catholique de 2016 et en rester à l'après-68 ?

 

 

_______________

* Les sensibilités pouvant se considérer comme heurtées par la sculpture de Copenhague sont légion : les ultra-féministes, les fanatiques de l'art abstrait, les indépendantistes groenlandais, les djihadistes misogynes...

** « Aristérophobie » : peur démesurée et irrationnelle de toute « gauche » (aristera en grec).

*** Pie XII, 1956 : « La croyance erronée qui fait reposer le salut dans un progrès toujours croissant de la production est une superstition. Peut-être l'unique superstition de notre temps industriel rationaliste : mais elle est aussi la plus dangereuse, car elle semble estimer impossibles les crises économiques... » J'ai trouvé cette citation dans l'ouvrage récent du P. Dominique Lang  Petit manuel d'écologie intégrale  (Saint-Léger éditions).

**** « Les formules à l'emporte-pièce qui n'emportent rien du tout » (Journal d'un curé de campagne).

 

 

Commentaires

'LA JOIE DE L'EVANGILE'

> merci PP, brillant !
Après avoir lu l'encyclique et votre livre, je me suis plongé dans "La joie de l'évangile". Ce pape, dans la continuité de Benoit XVI et de Saint Jean Paul II, est une bénédiction pour le monde et surtout pour les "cathos" mais je me rends compte à quel point la route de conversion va être longue dans nos paroisses (bourgeoises...) mais ce qui nous guide, nous chrétiens, c'est l'Espérance, alors allons y, évangélisons en diffusant ces textes majeurs !
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Écrit par : Tangui / | 06/01/2016

ÉCO-CHRISTIANISME

> Merci de labourer nos parvis bétonnés, cher PP.
Quel avenir pour la chrétienté ? Des communautés rurales, rurbaines au minimum, et « éco-chrétiennes », fécondant nos sociétés du 3e millénaire aussi profondément que le firent les moines et moniales du Moyen-Age ?
Beau rêve ! La vérité est que les candidats à cette éco-chrétienté ne se trouvent pas facilement, même parmi les plus fervents lecteurs de « Laudato Si » et dans les familles les plus « francescanisées » !
Pour une raison ou une autre, tel proche sera retenu par tel fil de confort bourgeois, de relations, de nécessités mondaines…
Dans nos familles, certes, chacun est convaincu que l’apocalypse sera nécessairement catholique et écochrétienne ! Mais qu’elle « sera »… c’est là tout le problème.
On aimerait pouvoir vivre avec cette conviction que l’apocalypse, c’est maintenant !
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Écrit par : Denis / | 06/01/2016

DOCTRINE SOCIALE DE L'EGLISE

> Mal éveillé , j'ai mis plusieurs secondes avant de réaliser la signification de l'abréviation DSE ....!

BK


[ PP à BK - Pardon, je croyais l'acronyme DSE plus connu que cela... ]

réponse au commentaire

Écrit par : BrunoK / | 06/01/2016

@ Denis

> Il est une prophétie de Marthe Robin que l'on cite beaucoup moins que l'"autre". Un retraitant rapporte des paroles du Père Finet :
« Marthe Robin prophétise qu’il va y avoir une faillite économique, et qu’ensuite il y aura la grande Pentecôte d’amour, et que l’ensemble des chrétiens vivront alors en communauté ».
« La France va descendre jusqu’au fond de l’abîme, jusqu’au point où l’on ne verra plus aucune solution humaine de relèvement.
Elle restera toute seule, délaissée de toutes les autres nations qui se détourneront d’elle, après l’avoir conduite à sa perte.
Elle ne restera pas longtemps dans cette extrémité.
Elle sera sauvée, mais ni par les armes, ni par le génie des hommes, parce qu’il ne leur restera plus aucun moyen humain…
La France sera sauvée, car le Bon Dieu interviendra par la Sainte Vierge.
C’est Elle qui sauvera la France et le monde…
Le Bon Dieu interviendra par la Sainte Vierge et par le Saint-Esprit : ce sera la nouvelle Pentecôte, le second « avènement » du Saint-Esprit.
Ce sera une ère nouvelle et à partir de ce moment se réalisera la prophétie d’Isaïe sur l’union des cœurs et l’unité des peuples…
Après le nouvel « avènement » du Saint-Esprit qui se manifestera plus particulièrement en France, celle-ci réalisera vraiment sa mission de fille aînée de l’Église, et l’épreuve, en la purifiant, lui rendra son titre perdu. »
Cela me fait un peu penser à ce que j'ai lu dans "Comment tout peut s'effondrer" de Pablo Servigne et Raphaël Stevens (à la p. 219) :
"Le plus important, pour ne pas dire l'urgence, serait de reconstruire un tissu social local solide et vivant, afin d'instaurer progressivement un climat de confiance, c'est à dire en fin de compte un "capital social" qui puisse servir en cas de catastrophe. Il faut donc dès maintenant sortir de chez soi et créer des "pratiques" collectives, ces aptitudes à vivre ensemble que notre société matérialiste et individualiste a méthodiquement et consciencieusement détricotées au cours des dernières décennies. Nous en sommes convaincus, ces compétences sociales sont notre seule vraie garantie de résilience en cas de catastrophe".
A bon entendeur...
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Écrit par : Feld / | 06/01/2016

LE VIVRE

> Il m'arrive d'intervenir sur des forums où on trouve assez peu de chrétiens.
Un "forumeur" m'a dit un jour la chose suivante, en substance : je suis prêt à dialoguer avec un chrétien, à condition qu'il vive ce qu'il professe...
Et je crois que c'est ce qui fascine chez François : cette adéquation entre l'Etre, le Faire et le Dire...
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Écrit par : Feld / | 06/01/2016

D.S.E.

> J'aime beaucoup le terme "aristérophobie", je le replacerai !
En revanche, j'ai un problème avec les sigles : Que signifie "DSE" ?

Philippe


[ PP à Philippe - Oups, pardon : "doctrine sociale de l'Eglise" ! La formule est longue et la tentation d'utiliser l'acronyme est grande. ]

réponse au commentaire

Écrit par : Philippe / | 07/01/2016

Feld,

> il a raison ton "forumer". Cela me rappelle la pièce de théâtre ou des gamins lançaient des grenades remplies de m....e sur un portrait du Christ ou, dans le même genre, la une de 'Charlie Hebdo'. Au delà du scandale voulu pour le business, et de l'hystérie, je me dis à chaque fois: "Mon Dieu, qu'est-ce qu'on a du mal témoigner de Toi pour que des hommes pensent ça de Toi". Si on était un tant soit peu vraiment chrétiens, les auteurs de ces œuvres remplies de haine feraient peut-être d'autres œuvres, sans haine. Mais malheureusement, je suis pécheur et faible et je n'arrive pas à montrer aux autres combien Dieu nous aime, combien il est Amour et miséricorde.
A nous, ses disciples d'être à la hauteur. Et notamment en nous désolidarisant absolument des groupes d'excités identitaires qui se réclament de l'Eglise catholique. S'il y a blasphème, il vient d'eux et pas de 'Charlie'.

VF


[ PP à VF - Amen à ça ! ]

réponse au commentaire

Écrit par : VF / | 07/01/2016

@ Feld

> sur " prêt à dialoguer avec un chrétien, à condition qu'il vive ce qu'il professe..."
évidemment ça serait l'idéal.
Mais cela attire (au moins) 2 réponses :
1.) Au nom de quelle philosophie (sagesse) ne donner cette restriction qu'aux chrétiens ? (cette exigence ne vise-t-elle pas à exclure de la discussion une catégorie de personne sur un critère non universel, n'est-ce donc pas une position "raciste" ?)
2.) Peut-on progresser si on ne parle que de choses réalisées et qu'on s'interdit donc de parler de choses réalisables non réalisée ?
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Écrit par : franz / | 07/01/2016

@ VF

> Entièrement d'accord, à ceci près qu'il devient de plus en plus dur de se "désolidariser absolument des groupes d'excités identitaires".
A quelqu'un qui me dirait, en évoquant ces événements effarants survenus en Allemagne, que l'on vit "Le Camp des saints", je ne saurais que dire (outre que d'approuver, hélas...) :
http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/01/06/31003-20160106ARTFIG00324-agressions-de-cologne-par-peur-des-amalgames-certaines-choses-n-ont-pas-ete-dites.php
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Écrit par : Feld / | 07/01/2016

à Feld

> il faut arrêter avec ce "Camp des saints" : livre sinistre de délectation devant la catastrophe et où le rôle le plus stérile est attribué à des moines. Que ce livre de noirceur soit le livre-culte de catholiques montre simplement que le catholicisme français n'est plus chrétien. L'Europe est vouée à disparaître ? et alors ? elle l'a voulu, non ? son matérialisme malthusien et son idolâtrie de l'argent l'ont menée au non-sens où elle est actuellement. Adieu vieille Europe, que le diable t'emporte : la Rome pourrie du Bas-Empire a disparu. Le christianisme non.
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Écrit par : a. ancelin / | 07/01/2016

Feld,

> tu dis qu'il devient de plus en plus dur de se "désolidariser absolument des groupes d'excités identitaires". Mais parles-tu des médias, de la société ou de toi personnellement?
Sur le plan de la communication, les évêques ont une rôle vital, mais nous aussi, en ne nous prêtant pas à ces diverses manifestations vite détournées par ces groupes socio-identitaires.
Si c'est une séduction personnelle, il faut prier et adorer, sans cesse, à chaque instant. Le suivre Lui, se raccrocher à Lui, à sa Parole et pas à des discours ou des idées séduisantes, rassurantes mais qui ne viennent pas de Lui. Il faut chercher une personne, Sa Personne, et pas des directives ou des commandements. Certes, il y a un certain combat spirituel à mener mais de nombreux alliés sont là, avec nous, Marie, les saints, les anges gardiens...
Quant à Cologne, un journaliste disait hier que lors de la fête de la bière à Munich, chaque année de nombreux viols ou agressions sexuelles ont lieu. Il y a un problème de politique judiciaire et de police. Lors d'un tel rassemblement, en pleine menace terroriste, où étaient les forces de l'ordre? A nous de ne pas laisser la barbarie prendre le pouvoir dans les rues : mais il faudrait aussi combattre la barbarie économique et culturelle. L'un ne va pas sans l'autre.
______

Écrit par : VF / | 08/01/2016

@ VF, Nicolas et Franz

La phrase exacte de mon interlocuteur forumeur :
"(...) je suis toujours prêt à m'ouvrir face à un chrétien, s'il est réellement pénétré de l'esprit d'amour que prône sa religion (...)"
______

Écrit par : Feld / | 11/01/2016

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